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28/01/2009 - 04/04/2011 Embers était l’ainée d’une portée de trois chiennes, dés sa naissance elle avait marqué sa différence par un caractère bien trempé envers ses sœurs de portée tout en étant une adoration avec nous. Vers 10 mois, elle a commencé à vouloir se battre avec sa demi-sœur Brazen, c’était une grosse erreur car Brazen ne pardonne pas. Depuis régulièrement nous avions des bagarres entres les deux, à chaque fois nous intervenions à temps, mais malgré tout, certaines fois les blessures étaient profondes. Lors de la dernière portée de Joan, pendant les deux mois de la présence des chiots, nous avions dû avoir une attention particulière car Embers était protectrice, douce envers les chiots alors que Brazen était beaucoup plus dure. La différence sur le sujet mettait une forte tension entre les deux et un rien pouvait faire dégénérer la situation en bagarre. Lors de la grossesse de ma femme, Embers avait comme senti l’arrivée de l’heureux événement et était devenue très attentionnée pour Karine, de ce fait entre les deux était né un attachement particulier. Dans son caractère Embers ressemblait beaucoup à son père « Bud » notamment par un instinct de chasse très développé. Toujours la truffe au sol ou au vent, toutes les odeurs la faisaient courir à perdre haleine pendant des heures. Je ne compte plus les fois ou elle a levé du gibier que cela soit à poils ou à plumes, mais mon meilleur souvenir de Embers à la chasse, c’est le jour ou au bord d’un ruisseau elle avait pris un renard en chasse, elle était magnifique de volonté, de vitesse, de puissance dans cette poursuite ; une Staffordshire Bull Terrier. Un jour lors d’une promenade au milieu des collines ou elle s’était encore battue avec Brazen, sans doute de peur de se faire disputer, elle était partie. Je l’ai cherché pendant de longues heures pour finalement l’a retrouvé à la maison devant la porte, comme son père elle avait cette capacité à maitriser l’environnement naturel, à se l’approprier. Une autre fois ou elle avait essayé de déclencher une bagarre avec sa sœur, je l’ai grondé et de ce fait elle est partie derrière la voiture de Karine, c’est la DDE qui l’a récupéré sur la route menant à la crèche de mon fils. Je l’ai retrouvé chez les pompiers du village ou elle avait fait l’unanimité. Son attachement à la famille et à Karine en particulier était sincère, profond. La dernière grosse bagarre remontait à plusieurs semaines dans le coffre de la voiture avant de partir en promenade. Depuis le calme régnait, la tension était retombée et tout semblait pacifié comme rarement ; anormalement, sans doute. Ce soir d’Avril j’étais devant l’ordinateur est une bagarre a éclaté à un endroit du terrain éloigné de ma vue et de mon ouïe. C’est un voisin qui a sonné pour me prévenir. En fait le voisin en sonnant a détourné l’attention des chiennes et a stoppé la bagarre qui se déroulait à côté du portail. J’ai donc croisé les chiennes qui remontaient vers le garage, il faisait nuit, je n’ai rien vu de particulier. C’est une fois prévenu que j’ai regardé de plus prés, Embers avait beaucoup de trous, mais pas plus que d’habitude. Je l’ai mise sous la douche, j’ai désinfecté et appliqué la crème cicatrisante comme d’habitude. Ma petite Princesse des collines s’était laissé faire avec son regard d’amour, comme d’habitude. Dans la nuit son père « Bud » et « Boston » son copain, ont aboyé. Embers était partie …
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